Alain Joxe : Les guerres de l’Empire global, spéculations financières, guerres robotiques, résistance démocratique,Editions La Découverte, Paris, 2012


Note de lecture de Jean-Max Noyer 
Le livre d’A. Joxe[1] est  très ambitieux. Il vise à décrire la naissance d’une société politique insécuritaire globale. Cette politique se définit par une gouvernance insécuritaire qui remplace l’état protecteur. Hobbes servant ici de référence centrale. Pour A. Joxe, nous faisons face actuellement à une inversion du mécanisme de gouvernance par rapport au schéma du Léviathan. « Mais ce qui est original [selon lui], aujourd’hui par rapport à l’époque médiévale, c’est que la destruction des Etats et des empires sert la promotion d’une gouvernance mondiale par les marchés. Celle-ci, loin de calmer les jeux de guerres, multiplie les guerres sans fin, guerres fondées sur la destruction des échelles élémentaires de la régulation politique collective, les Etats. Tout en glorifiant une culture générale de la dérégulation propre à la culture des marchés ». (p.23)
  • Cette mise en place de l’insécurité se fait à partir de la disparition de la relation structurale d’hostilité qui liait EST et OUEST, communisme et capitalisme et la montée de la notion « d’ennemi quelconque » déjà évoquée au milieu des années 70. Il s’agit «  désormais de fonder l’anxiété sur la terreur et des menaces de violence générale tous azimuts, mais pas grossièrement sur un pays ennemi ». L’effondrement de l’URSS jouant donc un rôle central et entraînant la mise en place des insécurités, l’accélération de la globalisation enclenchée au début des années 70 par la Commission de la Trilatérale, les balkanisations et les guerres sans fin.  La fortification qui séparait l’est et l’ouest disparue, « ce n’est pourtant pas la fin des fortifications frontalières (qui se répandent alors) sous la forme de mécanismes fortifiés, de paramilitarismes à l’échelle féodale plutôt qu’internationale. » Ce que certains en leur temps avait appelé le « technoféodalisme avancé »[2] se met en place et « les murs sécuritaires » se déploient à nouveau ici et là, « les limites fortifiées et informatisées entre riches et pauvres s’érigent à toutes les échelles comme un retour à l’anarchie médiévale. Les duels de la noblesse féodale s’affrontant dans les tournois renaissent avec la mise en jeu du patrimoine et dans les OPA. De même que prospère la transnationalité en réseau des paradis fiscaux, nœuds logistiques off-shore analogues aux sauveterres fortifiées par la mer des hanses et des villes libres ». (p.42)
Pourtant, la crise financière de 2007-2008 a montré que les entreprises et les banques avaient besoin des Etats pour éviter la banqueroute. Ainsi voit-on aujourd’hui la Commission européenne s’inquiéter et vouloir demander des comptes aux banques sur l’utilisation des 1 000 milliards d’euros que leur a octroyé la Banque centrale européenne (BCE), en décembre 2011 puis février, à travers des prêts inédits à trois ans et à faible taux. Toutefois « la hiérarchie nouvelle paraît avoir placé les Etats sous la tutelle des banques et non le contraire ».
C’est dans ce contexte général que le remplacement protecteur de l’Etat par la gouvernance insécuritaire traverse les espaces du politique de la res publica. Il n’est pas inutile de rappeler ici que ce qui est à présent en acte, occupait, dès la fin des années 60 et dans la décennie 70, le meilleur de la production de la Politique-Fiction américaine adossée à Commission Trilatérale.
Le système global est entré en crise écrit A. Joxe et le capitalisme mondial intégré (4) (Guattari) « informatisé cherche à l’emporter par la spéculation, en usant de la violence et du dol –tromperie volontaire sur la nature des contrats—visant ainsi à dégrader tous les autres types de souveraineté, d’autonomie ou d’économie. Parler encore d’empire est simplement une façon de dire que ce système de pouvoir mondial est comme les empires d’hier à la fois guerrier et financier ».
Pour suivre ici Gilles Deleuze et Felix Guattari, la monétarisation numérique ne cesse de venir remplir le gouffre de l’immanence y introduisant, comme dit Schmitt, une « déformation, une convulsion, une explosion, bref un mouvement de violence extrême ». [3]
Cette insécurité « renvoie au fait qu’un vaste groupe d’entreprises privées ; à l’échelle globale, cherche à assurer en tous lieux la prédation et l’accumulation de profits, sans se sentir obligés de maintenir, par prudence sociale, un investissement local ni une redistribution des profits dans tel ou tel compartiment national. Cette délocalisation des intérêts et de la nationalité des actionnariats rend la politique sociale impossible ou plutôt rend la politique antisociale incontrôlable »
La crise des dettes de 2011 devient ainsi une crise générale des banques, qui ne peuvent compter que sur les Etats pour les sauver. Mais les Etats, par définition, sont maîtres des systèmes sociaux locaux, par la police, la justice et les armées. C’est pourquoi la pression du système financier global, devenu hégémonique, risque de pousser les Etats à déclencher des répressions sans limites pour des dettes sans limites de populations sans limites ».
Cela n’étant pas, nous dit A. Joxe, sans influence sur le champ stratégique de la défense et ce, avec l’affirmation du contre-terrorisme global, comme nouvelle extension des guerres sans fin. Cette affirmation se fait sur la base d’un certain nombre de croyances nécessaires à la gouvernance insécuritaire mondiale. Ces croyances s’expriment à travers un certain nombre de mots d’ordre, d’expression, de signifiants tels, « guerre de civilisations » « conflits identitaires », « terrorisme », « terrorisme islamiste », « rogue states » (Etats voyous), « failed states » (Etats faillis), « peer competitor »(Etat rival de rang égal) , « stratégie capacitaire », et d’autres encore que l’auteur aurait pu citer : géoéconomie, guerre de l’information et cyberguerre qui ont été portés et répandus partout. Ils ouvrent à une perception et définition large (« full spectrum of conflict ») de la guerre et des conflits et à une croyance, nous dit l’auteur, à « l’existence d’un ennemi stratégique unifié, ayant pour seul objectif la destruction de l’occident et avec lequel non seulement aucun dialogue (n’était) possible, mais aucune interaction (n’était acceptable) ».
« La croyance dans les menaces globales identitaires n’est qu’une partie de la définition des doctrines sur les équipements stratégiques. De même, la croyance dans la capacité magique d’auto régulation des marchés pour le meilleur des mondes possibles, obligatoire en doctrine mais contestable en théorie, n’est qu’une partie d’une pensée des rapports de force économiques ». (p.47)  A. Joxe décrit alors le mouvement qui a conduit et continue de conduire « de la liberté d’entreprendre à la souveraineté des entreprises ». Ce mouvement, il en trace avec force et à partir de la crise des subprimes, les dynamiques violentes sous les conditions de la manœuvre du profit intense marquée par « une prédation systémique et une addiction généralisée » pour conclure sur la victoire de la souveraineté des transnationales sur celle des états.
Pour comprendre les effets pervers qui peuvent entraîner tout le système vers l’entropie et la violence, il faut identifier “les mécanismes de captation de la valeur” et la “désocialisation du commun” comme des opérations politiques élaborées par les nouvelles classes dominantes ayant la maîtrise des souverainetés des états comme des entreprises transnationales. Les produits financiers complexes à revenus variables, atteignant des taux de rendements naguère classés comme usuraires avant de s’effondrer marquent ainsi l’apparition d’une rente et d’une classe de nouveaux rentiers, totalement déliés de l’économie réelle d’entreprise mais totalement liés aux nouvelles entreprises financières trans-étatiques qui se développent dans le cadre de la globalisation” (p.68)
Sa critique se fait plus violente encore vis à vis de « l’entreprise financière souveraine qu’il pense comme modèle mafieux généralisé » en appui sur la révolution électronique et l’algorithmique partout présente au cœur de la financiarisation, de «  la décision spéculative rapide ». De ce point de vue, il estime, selon nous à juste titre, nécessaire une approche « anthropologique de l’économie mafieuse comme une économie libérale mais violente, se passant de l’appui de l’appareil d’état, (…) nécessaire à une conceptualisation réaliste de l’économie passée sous hégémonie de la spéculation financière en échappant à la violence d’état. En effet comme pour les mafias, les comptabilités internes des groupes financiers transnationaux ne sont pas publiques. On se repose alors sur la comptabilité de la fiscalité des états, bien que par définition elle ignore une partie des flux en mouvement.” Il suggère au passage de créer les conditions pour un contrôle de l’Onu sur « les activités belligènes des grandes entreprises souveraines. Enfin, il indique les dangers portés par l’enrichissement sans limite de la spéculation financière, Aristote servant ici de référent.
Alain Joxe montre les liens entre la « révolution électronique », la gestion informatisée des « marchés » et les politiques algorithmiques qui vont avec ; il attire l’attention  encore sur le processus de robotisation de la guerre comme forme nouvelle du devenir biotechnique militaire, processus dédié à s’abstraire, d’un certain point de vue, de la prégnance des sols et à affronter à moindre frais et pour son propre avantage, les asymétries anthropologiques, en particulier les différences dans le travail de la pulsion de la mort, de sa conjuration comme de sa célébration.
  •  Dans la Partie 2, A. Joxe aborde la dominance stratégique des Etats-Unis, dominance qui produit des guerres sans fins et qui est fondée sur le creusement en abîme des guerres et conflits asymétriques, « l’entraînement aux guerres insurrectionnelles non clausewitziennes ». Il diagnostique que le pouvoir américain global est en « croissance autistique ». Rappelant au passage l ‘importance de la RMA (sous l’ère Clinton en particulier). Il identifie de forts indices d’une homologie « entre organisation autistique du monopole mondial que tendent à constituer le noyau dur des firmes transnationales et l’organisation globale de la puissance militaire américaine… » comme phénomène incontrôlée. Trois processus institutionnels importants sont là à l’œuvre : « l’extension à la totalité de la planète des « zones de compétences » (…) des grands commandements régionaux de combats interarmes (…), la mise en place d’une dynamique industrielle de modernisation permanente de l’arsenal et de la stratégie (…), l’expansion géographique de l’Otan et l’élargissement de ses partenariats, qui ont insensiblement fait passer le bars de l’Alliance (…) d’une organisation subsidiaire d’une alliance défensive régionale au statut de coalition virtuelle préemptive globale ». (p.101 à 108)
L’auteur posent trois questions générales sur l’autonomie des Etats-Unis : 1) « Le rôle politique réel des Etats-Unis (sont-ils une puissance impériale globale” ou leur armée n’est-elle que le mercenaire du système néolibéral global qu’il s’imagine diriger?) 2) la question logistique (devenue modernisation permanente) serait-elle déconnectée de la recherche des moyens nécessaires aux expéditions guerrières de l’empire? 3) les doctrines d’emploi des forces (l’inefficacité militaire des ajustements tardifs, par réemploie de recettes doctrinaires dont les militaires américains paraissent friands) ne sont-elles pas plutôt une “qualité positive” dès lors que ces ajustements justifient de nouveaux contrats d’armements? Ces trois questions se posent à chaque tournant de l’histoire récente du système stratégique global, à chaque défi lancé par l’éclatement de conflits donnant aux Etats-Unis l’occasion de tester leur leardership ». (p.126)
Et il identifie « les défauts militaires américains » qui seraient alors les suivants :
– L’absence d’intelligence stratégique investie dans le combat tactique, qui entraîne une perte de pensée de l’interaction;
– La croyance que la science militaire comporte le recours à des recettes ayant fait leurs preuves;
– La foi dans l’intégration totale des tactiques dans un système stratégique, de type “ligne maginot”, qui entraîne en général des vulnérabilités systémiques catastrophiques;
– La croyance que la supériorité absolue en armement permet d’exiger la reddition sans condition, évidence qui n’exige pas de réexamen ». (p.133)
Puis, il aborde successivement à travers les guerres de George W. Bush, et les fins de guerre de Barack Obama, (« transformer partout les armées en polices ou restaurer la démocratie »), une réflexion sur la guerre sans politique comme cause des échecs militaires récurrents. Il analyse l’ajustement Clintonien – le « tout aérien, zéro mort » des guerres yougoslaves, et donc avec Bush un premier ajustement stratégique qui réintroduit le combat terrestre (Guerre d’Irak 2003-2006) en appui sur l’école stratégique de Rumsfeldt dont il montre les impasses et l’extrême violence : « Cette capacité terrifiante de l’arsenal et des actions américaines est alors devenue comme la caricature de leur imperium, moins du fait des massacres et des tortures, actions criminelles inévitables de toutes leurs conquêtes coloniales, qu’à cause de leur incapacité à produire un nouvel ordre transitoire – donc à l’impossibilité de créer à terme la démocratie ». Puis, il analyse le second réajustement tardif de Bush, le surge en Irak (2007). Il note au passage les références appuyées à la pensée conter-insurrectionnelle française « pétri par la culture coloniale française » telle qu’elle s’exprime par exemple, à travers la publication en 2006 du « Counterinsurgency Field Manuel » des généraux David Petraeus et James Amos, rapport qui milite en faveur d’un changement de la doctrine d’emploi des forces. [4]
Alain Joxe s’interroge sur la place et le statut de Clausewitz dans la pensée stratégique américaine avec en exergue une référence au général Lucien Poirier « la stratégie est à la fois une pensée de l’agir (une pratique) et une pensée sur l’action (une théorie). Il existe un lien permanent entre ces deux pensées… ».
« Question simple : pourquoi les militaires américains se réclament-ils clairement, parfois désespérément de Clausewitz chaque fois que la situation sur le terrain leur montre qu’ils gèrent une bévue de base, une absence de vues politique, économique et sociale de la finalité d’une guerre, défaut qu’ils attribuent aux responsables politiques ? »
Retravaillant la formule de Clausewitz, reprenant d’une certaine manière mais pas en bloc, l’analyse de Paul Virilio et de Gilles Deleuze, l’auteur constate que « dans le système unifié du néolibéralisme économique, les cultures et les doctrines stratégiques capacitaires cherchent — et parviennent parfois – à détruire la représentation de la paix comme concept stratégique global et comme fin de la guerre ». Or le terrorisme n’est pas un ennemi politique mais une méthode de combat. « La guerre cesserait-elle alors d’être la continuation de la politique par d’autres moyens ? » se demande-t-il ? Oui « S’il n’ y a plus de fins politiques (..) il ne reste plus que des objectifs militaires et la désignation « d’un ennemi militaire global délocalisé unilatéral devient alors une tentative d’assassinat de la formule clausewitzienne ».(p.184)
Mais, la politique ne disparaît pas et il n’ y a pas pour Joxe obsolescence théorique de la formule. Bien plus, écrit-il « c’est l’abandon de la pensée Clausewitzienne sur l’importance du but politique qui explique les échecs militaires répétés des guerres expéditionnaires de l’empire global dans les années 90. » Et d’insister sur l’actualité du fameux chapitre 1 du livre I de « De la guerre » de Clausewitz et les trois définitions de la guerre. (p. 186 à 192)
Poursuivant son exploration Joxe examine les défaites des expéditions impériales et la victoire des intérêts transnationaux. « Pour l’empire global (…) le maintien de l’état de guerre et de la division après destruction de l’état ( afghan ou baathiste) est le résultat recherché pour la création d’une zone où la libre corruption et la libre violence communautaire créent un espace homomorphe à la libre concurrence des marchés ».

 

  • La partie 3 pense la tension entre l’empire global et la stratégie démocratique et plus particulièrement depuis 2008 « le soulèvement démocratique contre la finance mondiale ». Pour L’auteur « le néolibéralisme est l’idéologie d’un système oligarchique, militarisé et conservateur, visant au règne d’une noblesse financière globale » et il constate l’ émergence d’une éthique de la résistance face au nouvel empire global tout en dénonçant « le massacre des pauvres » comme contre-éthique globale et l’annulation des peuples et de la démocratie sociale par la culture financière totalitaire…
Joxe voit quatre étapes, quatre argumentaires au cœur de ces processus. Première étape « la fatalité néodarwinienne du massacre des pauvres » ; deuxième étape, « l’imitation réciproque de la guerre et du libre marché du commerce » ; troisième étape « la dégradation de l’éthique militaire par la guerre urbaine et ses arsenaux » ; quatrième étape « la promotion du démocide et du génocide ».
L’auteur considère que « l’empire sans nom de la nouvelle oligarchie globale a remporté une victoire malgré les échecs militaires et les guerres informes qui marquent le paysage ». Il propose six caractéristiques décrivant la victoire politique du libéralisme de guerre. « 1) la nouvelle conquête fractale généralisée (…) 2) l’empire du nouvel Hitler invisible (…) 3) l’arme de la délocalisation des entreprises et des comptabilités des profits (…) , 4) la faillite comme décision comptable n’est plus fixée par la loi ni la coutume (…) 5) la prédation de type néocolonial s’organise dans tous les espaces. Fractal, invisible et délocalisable le pouvoir prédateur est à la fois interne et externe… (…) 6) La croissance des nouveau riches et des nouveaux pauvres. » (p.218 à 229)
Mais, cet empire a aussi des vulnérabilités. L’auteur en voit cinq. La crise a mis fin à l’invisibilité du processus et la tâche de sécuriser des no man’s land au profit de no land’s men est une tâche ruineuse et impossible. « La nécessaire corruption des élites et des systèmes répressifs est une forme d’alliance extrêmement coûteuse ». Et la jungle du cyberspace est ruineuse en terme de maîtrise de la confidentialité et « le nombre croissant de prolétaires de l’informatique tend à éroder l’hégémonie par la dispersion électronique de preuves de localisation de profits et de liquidités hors contrôle… ». De plus, « l’activité économique dans tous les espaces de prédation doit aussi maîtriser le long terme et le long cours » et les systèmes répressifs urbains et informatisés ne sont toujours efficaces que dans le court terme. C’est la temporalité de la piraterie… ». Enfin, les forces armées ne veulent pas mourir pour rien. (p.235 à 238)
Dans ce contexte là, l’Europe apparaît comme zone stratégique de résistance pour réfléchir, penser la Défense contre les nouvelles menaces. En particulier, il convient de bien prendre la mesure de la menace stratégique «  que représentent les marchés (…) ces derniers poussant à la répression de la démocratie sociale ». Et donc contre la finance spéculative d’approfondir voire d’inventer de nouveaux régimes de démocratie plus résistants aux oligarchies, d’en établir les conditions sociales, économiques, spéculatives…, cognitives et désirantes, d’en établir les conditions selon des niveaux d’échelles variés, des modes d’organisations collectives à la fois singuliers et liés.
Joxe se prononçant en fin de compte en faveur d’un conseil de sécurité de l’Union Européenne.

 

Jean-Max Noyer
noyer@grico.fr


[1] Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, spécialiste des questions stratégiques

[2] Jean-Max Noyer « Tourments européens » Études internationales, vol. 25, n° 2, 1994, p. 295-312.

[3] Gilles Deleuze et Felix Guattari, Anti-Oedipe, Editions de Minuit, 1972

[4] David H. Petraeus,  Lieutenant General, U.S. Army,  JamesF. Amos, Lieutenant General, U.S. Marine Corps, FM3-24, MCWP 3-33.5, COUNTERINSURGENCY, HEADQUARTERS, DEPARTMENT OF THE ARMY, December 2006.

 

 

 

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