Parution : J.Henrotin, The Art of war in the network age

Collection Grico, auteur J.Henrotin, Ă©ditions Iste / Wiley

The Art of War in the Network Age: Back to the Future

Version anglaise parue en septembre 2016

Previous studies have looked at the contribution of information technology and network theory to the art of warfare as understood in the broader sense. This book, however, focuses on an area particularly important in understanding the significance of the information revolution; its impact on strategic theory. The purpose of the book is to critically analyze the contributions and challenges that the spread of information technologies can bring to categories of classic strategic theory. In the first two chapters, the author establishes the context of the book, coming back to the epistemology of revolution in military affairs and its terminology. The third chapter examines the political bases of strategic action and operational strategy, before the next two chapters focus on historical construction of the process of getting to know your opponents and the way in which we consider information collection. Chapter 6 returns to the process of “informationalization” in the doctrine of armed forces, especially in Western countries, and methods of conducting network-centric warfare. The final chapter looks at the attempts of Western countries to adapt to the emergence of techno-guerrillas and new forms of hybrid warfare, and the resulting socio-strategic outcomes.

commandes version anglaise : http://onlinelibrary.wiley.com/book/10.1002/9781119361312

L’art de la guerre à l’âge des réseaux – Auteur :  Joseph Henrotin, Rédacteur en chef de DSI  (Défense et Sécurité Internationale) – Résumé :

 « Il s’agit d’examiner, sous un angle critique, les apports ou les problèmes posés par la diffusion des technologies de l’information – comprises au sens large – au regard des catégories de la théorie stratégique classique. Il s’agit donc ici d’étudier les conséquences de ce que nous appellerons « l’informationnalisation » sur l’ensemble des étages stratégiques mais en ne se cantonnant pas uniquement à l’art de la guerre régulière. Procéder de la sorte reviendrait à reproduire les biais de confirmation souvent observés dans les travaux des années 1990 – au demeurant fréquemment liés à leur traitement par des chercheurs américains. Aussi paraît-il nécessaire d’intégrer d’emblée les versants irréguliers de l’art de la guerre irrégulière et leurs prolongations hybrides.  Nous reviendrons ainsi, dans les deux premiers chapitres, sur l’épistémologie de la révolution dans les affaires militaires : avant toute autre chose, il est nécessaire de comprendre quel est son processus de constitution et de légitimation (y compris historique) mais aussi son déploiement dans le débat stratégique, parce qu’elle est le cadre dans lequel va se déployer l’informationnalisation. Nous revenons sur la terminologie de ladite révolution, mais aussi sur son rapport au temps, qui peut être questionné dès lors que l’on s’inscrit dans des temporalités très différenciées. Le troisième chapitre est quant à lui centré sur le caractère disruptif de la RMA/Transformation. Reflète-t-elle un changement de paradigme ? Pour ce faire, nous analysons les fondements politiques de l’action stratégique – ce qui permet de déterminer quelle est l’amplitude réelle de la « révolution » – avant de mobiliser l’analyse de la stratégie des moyens, bien évidemment centrale dès lors qu’il est question de technologies. Il s’agira ensuite de se tourner vers la stratégie opérationnelle.   Pour ce faire, les deux chapitres suivants seront consacrés à la manière dont s’est historiquement forgé le processus de connaissance de l’adversaire dans les zones de bataille. C’est évidemment la question du renseignement, tactique comme stratégique, mais aussi celle des référents clausewitziens classiques que sont le « brouillard de la guerre », le « coup d’œil » et la « friction ». Pour ce faire, nous mobiliserons la théorie des espaces fluides et solides proposée par Laurent Henninger sur base des travaux de G. Deleuze et F. Guattari. Est montrée la manière dont on conçoit le recueil de l’information comme l’action procède d’abord de rationalités liées aux stratégies navale et aérienne (chapitre 4), avant de tenter d’être traduite dans le domaine terrestre (chapitre 5). C’est notamment à ce niveau que l’on peut constater le rôle catalyseur de la guerre du Vietnam mais que l’on peut également poser comme hypothèse que la RMA/Transformation n’a pour autre projet que de chercher à « fluidifier le solide ».   Le sixième chapitre revient sur les fonctions attribuées au processus d’informationnalisation dans les métas-référents doctrinaux des forces armées, particulièrement occidentales. Cela obligeant à se focaliser sur la cinématique des opérations ; mais aussi sur la manière de conduire la guerre en réseau. A cet égard, notre hypothèse est que la RMA/Transformation n’est pas achevée, parce que les outils qu’elle a permis de forger connaissent un processus de diffusion et d’appropriation par des acteurs irréguliers. Il a pour conséquence de voir émerger des techno-guérillas, agissant dans un mode de guerre hybride, et constituant la « réponse » – d’ailleurs logique dès lors que la guerre est une dialectique – à la recherche de supériorité technologique des Etats occidentaux. Enfin, le dernier chapitre cherche à modéliser la tentative de contre-adaptation de ces derniers, au travers d’un examen des rationalités liées à la frappe, certes d’un point de vue technique, mais surtout du point de vue de ses conséquences sociostratégiques. Elles apparaissent éminemment paradoxales, en particulier du fait que la technologie, si elle est un « attracteur stratégique », semble servir d’échappatoire impossible aux invariants de la stratégie et, donc, de la politique » (JH).

Version française à paraître printemps 2017 et version en ligne.

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