De l’irrésistible ascension de l’algorithmique dans les SHS…et ailleurs

Que vous soyez anthropologue, ethnologue, sociologue, géomaticien, …ou encore veilleur, « community manager », spécialiste de « l’e-reputation », expert marketing, vous n’avez pas pu échapper ces dernières années à la montée en puissance de l’algorithmique et des technologies intellectives destinées à servir pour les uns, le travail d’analyse d’empiries numériques qui caractérise les « Digital Humanities », pour les autres le développement  d’opportunités commerciales considérables et de création de Valeur, enfin pour d’autres encore, la  mise en places des dispositifs de gestion des territoires et des populations. Le couplage Big Data / Data Mining ouvre de nouvelles perspectives aux « Data Scientists » et ce, dans tous les domaines de la Science, dans tous les secteurs d’activité, avec plus ou moins de succès. Tout cela soulève une certain nombre de questions à la fois d’ordre épistémologique et politico-scientifique.

Avant d’indiquer ci-après une sélection de rendez-vous de rentrée (colloques, appels à contribution), et un détour par la NSA…,  nous proposons à la lecture un ensemble d’éléments, dont la réflexion suivante développée dans un article en cours de parution.

  •  L’irrésistible montée de l’algorithmique : méthodes et concepts en SHS, M Carmes & JM Noyer : LIRE des extraits

D’autres sources et réflexions liées à ce thème :

Appels à communication et à contributions

– Revue Socio : Les sciences humaines et sociales à l’ère du numérique : approches critiques
Malgré – ou peut-être grâce à – une position de marginalité institutionnelle, une délimitation disciplinaire incertaine, et un intitulé dont la définition est souvent contestée, les « humanités numériques » (digital humanities) suscitent aujourd’hui un enthousiasme certain. Bien entendu, l’ordinateur a depuis longtemps été mis au service des sciences humaines et sociales – que l’on pense seulement aux catalogues informatisés des bibliothèques, ou au traitement statistique des données d’enquêtes quantitatives : le numérique comme instrument d’analyse (capture, traitement, visualisation de données, etc.) a commencé à se déployer dès les années 1940. Cependant le numérique comme objet d’étude, s’attachant à analyser un matériau empirique « nativement  numérique » – produit par des dispositifs socio-techniques qui recouvrent désormais toutes les dimensions de la vie sociale, économique, culturelle, ou politique –, est de facture plus récente. De ces deux points de vue, c’est-à-dire à la fois comme instrument et comme objet, le numérique soulève une multitude de questions pour la recherche en sciences humaines et sociales. Suite : http://socio.hypotheses.org/

– Revue ethnographiques.org : Ethnologie et (ethno)mathématiques
Des raisonnements ou des formes mathématiques sont au cœur de nombreuses pratiques sociales, qu’elles soient religieuses, ludiques, techniques, économiques, artistiques. Qu’il s’agisse de la réalisation de frises ou de pavages ornementaux, de tissage ou de jeux de ficelle, ou encore de certaines procédures de divination, des dimensions mathématiques structurent ces activités ou ces productions. Quels sont les liens entre pratiques culturelles et mathématiques ? C’est à cette question, prise dans une perspective large, que voudrait répondre la revue ethnographiques.org à travers le présent appel à contribution. lire la suite

– Revue Les Cahiers du Numérique : Quels agencements pour les Humanités Numériques ?
La quête d’un entre-deux entre l’acteur et le système a été la marque de fabrique des Sciences Humaines et Sociales (SHS) au tournant des années 80, stylisée comme une dualité par Antony Giddens. Les catégories de dispositifs (Foucault), d’agencements collectifs d’énonciation (Deleuze et Guattari), de pratique (Schatzki), d’acteur-réseau (Callon et Latour) ou d’institutions du sens (Descombes) ont été des candidates, parmi d’autres, au dépassement de cette dualité. Elles s’inscrivent en tension vis-à-vis de l’ordre de l’interaction décrit par Ervin Goffman, tension qu’on peut étendre à « l’ordre de la situation » (en référence à la phénoménologie sociale, l’ethnométhodologie ou la cognition située) comme à celui de l’activité, mis en avant par les théoriciens contemporains de l’activité (Engeström, 1987 ou Clot, 1999). lire la suite

Colloques

–    Du 23 au 26 septembre 2013, Université Lille 3 : école thématique consacrée aux Big data, Flux d’information et constitution des connaissances scientifiques. Plusieurs domaines de la recherche concernés, et en particulier les disciplines issues de la génomique (protéomique, etc., qui élaborent des méthodes d’expérimentation à haut débit) et celles qui étudient le changement climatique (dont la physique de l’atmosphère). http://stl.hypotheses.org/3441

–    12 novembre 2013, Université Paris 2 : colloque l’Open Data face aux données personnelles. Enjeux, limites et perspectives européennes. Les thèmes de ce colloque portent sur l’impact et les effets de l’Open Data sur la protection des données personnelles, et, inversement, sur les répercussions que pourraient avoir les réglementations (actuelles et futures) de protection des données personnelles sur les politiques d’ouverture des données. http://www.u-paris2.fr/85105876/0/fiche___actualite/

–    Du 18 au 21 novembre 2013, Université Paris 8 : colloque « Le Sujet Digital : in-scription, ex-scription, télé-scription». Comment le numérique recompose-t-il l’acte d’écriture, dans sa triple acception de production d’objet, de façonnement du sens et d’avènement du sujet ? Nous souhaitons explorer ce champ de recherche en mobilisant des points de vue aussi divers que la philosophie, les lettres, les neurosciences, l’archivistique. http://www.labex-arts-h2h.fr/appel-a-contributions-le-sujet.html.

Détour par NSA, Prism… :

  • Le billet du Grico d’avril 2012 sur le nouveau complexe proche de Salt Lake City et opérationnel à fin 2013, dont  la puissance d’analyse s’évalue en yottabytes (10 PUISSANCE 24 bytes ! ), soit plusieurs fois le trafic actuel sur le web. LIRE
  • L’article du monde du 27/08 pointant l’un des facteurs déterminants du lieu d’installation : la réserve de linguistes que constitue la communauté mormone. LIRE
  • Ils portent plainte contre le programme Prism : la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et la Ligue des Droits de l’Homme, la Free Software Foundation (FSF) et dix-huit autres organisations américaines militant pour la défense des droits des internautes et utilisateurs de smartphones, … ainsi que de l’Electronic Frontier Foundation (EFF)
  •  La page en français de wikipédia «Programme de surveillance électronique de la NSA » qui demande à être actualisée d’urgence !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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