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	<description>Réseau de recherches sur les territoires numériques</description>
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		<title>Paris, 28 juin 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 13:30:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Demi-journée AFCI/APSE à Sciences Po Paris sur la recherche en SHS et l’entreprise. Intervention de Maryse Carmes sur les recherches appliquées relatives aux politiques numériques des organisations et des pratiques numériques des salariés. Informations =  http://www.afci.asso.fr/node/29840]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Demi-journée AFCI/APSE à Sciences Po Paris sur la recherche en SHS et l’entreprise. Intervention de Maryse Carmes sur les recherches appliquées relatives aux politiques numériques des organisations et des pratiques numériques des salariés.</p>
<p>Informations =  <a href="http://www.afci.asso.fr/node/29840" target="_blank">http://www.afci.asso.fr/node/29840</a></p>
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		<title>Nice, 17 avril 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 13:30:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« Environnements    immersifs  communicants» , Les entretiens scientifiques Neptune, Laboratoire I3M, Université Nice-Sophia-Antipolis. Intervention de Jean-Max Noyer : &#171;&#160;Le plissement numérique du monde, anthropocène et immunopolitique&#160;&#187;. Consultez l&#8217;article en ligne. Informations = http://actualite.unice.fr/spip.php?article1341]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Environnements    immersifs  communicants» , Les entretiens scientifiques Neptune, Laboratoire I3M, Université Nice-Sophia-Antipolis. Intervention de Jean-Max Noyer : &laquo;&nbsp;Le plissement numérique du monde, anthropocène et immunopolitique&nbsp;&raquo;.<br />
<a href="http://www.grico.fr/wp-content/uploads/2012/05/Noyer_Grico_Les_espaces_immersifs_2012.pdf" title="Jean-Max Noyer : Les espaces immersifs " target="_blank">Consultez l&#8217;article en ligne.</a></p>
<p>Informations = <a href="http://actualite.unice.fr/spip.php?article1341http://" target="_blank">http://actualite.unice.fr/spip.php?article1341</a></p>
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		<title>Paris, 5 avril 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 13:30:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« Médias sociaux et Régulation sociale » : JE de l’Institut Entreprise et Personnel Informations =  http://www.entreprise-personnel.com/#/entre-nous/activites/echanges/medias-sociaux-et-regulation-sociale]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Médias sociaux et Régulation sociale » : JE de l’Institut Entreprise et Personnel</p>
<p>Informations =  <a href="http://www.entreprise-personnel.com/#/entre-nous/activites/echanges/medias-sociaux-et-regulation-sociale" target="_blank">http://www.entreprise-personnel.com/#/entre-nous/activites/echanges/medias-sociaux-et-regulation-sociale</a></p>
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		<title>Parutions</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 13:14:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Réseaux sociaux : Culture politique et ingénierie des réseaux sociaux Bernard Stiegler (Sous la direction de), Alexander R. Galloway, Yann Moulier-Boutang, Annie Gentès, Alain Mille , Christian Fauré, Richard Harper, Antoine Masson, Elizabeth Rossé. 2012, FYP EDITIONS, Collection : Nouveau monde industriel Présentation de l&#8217;éditeur : La dissémination des technologies numériques dans toutes les couches [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Réseaux sociaux : Culture politique et ingénierie des réseaux sociaux</strong></li>
</ul>
<p>Bernard Stiegler (Sous la direction de), Alexander R. Galloway, Yann Moulier-Boutang, Annie Gentès, Alain Mille , Christian Fauré, Richard Harper, Antoine Masson, Elizabeth Rossé.</p>
<p>2012, FYP EDITIONS, Collection : Nouveau monde industriel</p>
<p>Présentation de l&#8217;éditeur :<br />
La dissémination des technologies numériques dans toutes les couches sociales de tous les pays industrialisés transforme inexorablement les relations entre les individus, les groupes, les générations et les nations. La croissance spectaculaire des réseaux sociaux affecte tous les milieux, et vient transformer les règles du jeu socio-économique dans son ensemble, tant pour les individus que pour les entreprises et organisations, et dans tous les domaines de la vie. Or en première analyse ces nouveaux réseaux peuvent sembler des réseaux non sociaux, voire même antisociaux. Ils sont en effet généralement coupés de ce qui caractérisait jusqu alors le social : lié à un territoire, à une langue, à un héritage (religieux, politique ou culturel au sens le plus large), légué par des générations d ascendants, et qui précède en principe le social comme son passé, comme un sol commun. Cet ouvrage, dirigé par Bernard Stiegler, propose les meilleures contributions aux Entretiens du Nouveau Monde Industriel sur les réseaux sociaux. Il montre comment ces technologies relationnelles bouleversent non seulement les règles traditionnelles de l économie et de l industrie, mais également, et plus profondément, le processus d individuation psychique et collective. Il propose une analyse approfondie des conditions sociologiques et psychologiques qui président à la constitution de ces réseaux sociaux. Il étudie leurs conséquences économiques et organisationnelles, et identifie les opportunités d innovation sociale, les enjeux politiques et les menaces afférents à cette émergence du « social engineering ». Enfin, il explore les règles de constitution et de développement des réseaux sociaux du web 3.0 (alliance du web sémantique et du web social), et également les conditions économiques et éthiques d administration de ces nouveaux milieux, c est-à-dire les questions de la gestion, du contrôle, de la transparence et de l e-démocratie, ainsi que les technologies et les stratégies industrielles déjà mises en oeuvre ou à venir.</p>
<p>Les contributeurs :<br />
Sous la direction de Bernard Stiegler, avec Alexander R. Galloway, Yann Moulier-Boutang, Annie Gentès, François Huguet, Christian Fauré, Richard Harper, Antoine Masson, Elizabeth Rossé, Kieron O Hara, Aristea M. Zafeiropoulou, David E. Millard, Craig Webber, Alain Mille et Olivier Auber.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>La troisième révolution industrielle: Comment le pouvoir latéral va transformer l&#8217;énergie, l&#8217;économie et le monde</strong></li>
</ul>
<p>Jeremy Rifkin (Auteur), Françoise Chemla (Traduction), Paul Chemla (Traduction)<br />
Edition LLL, Les liens qui libèrent, 2012 pour la traduction française</p>
<p>Présentation de l&#8217;éditeur :<br />
Ce livre développe la thèse d’une troisième révolution industrielle &#8211; que l’auteur appelle de ses vœux -, un nouveau paradigme économique qui va ouvrir l’ère post-carbone, basée notamment sur l’observation que les grandes révolutions économiques ont lieu lorsque de nouvelles technologies de communication apparaissent en même temps que des nouveaux systèmes énergétiques (hier imprimerie, charbon ou ordinateur ; aujourd’hui Internet &amp; les énergies renouvelables). La Seconde Révolution Industrielle se meurt donc. Dans un futur proche, les humains génèreront leur propre énergie verte, et la partageront, comme ils créent et partagent déjà leurs propres informations sur Internet. Cela va fondamentalement modifier tous les aspects de la façon dont nous travaillons, vivons et sommes gouvernés. Comme les première et deuxième révolutions industrielles ont donné naissance au capitalisme et au développement des marchés intérieurs ou aux Etats-nations, la troisième révolution industrielle verra des marchés continentaux, la création d’unions politiques continentales et des modèles économiques différents. Le défi est triple : La crise énergétique, le changement climatique, le développement durable. Ces défis seront relevés par un changement de la mondialisation à la « continentalisation ». C’est-à-dire la fin d’une énergie divisée, pour une énergie distribuée.</p>
<p>Biographie de l&#8217;auteur :<br />
Jeremy Rifkin est un économiste, essayiste, conseiller politique et activiste américain, spécialiste de prospective économique et scientifique. Son travail est principalement centré sur l’impact des changements scientifiques et technologiques sur l’économie, le travail, la société et l’environnement. Influent sur les politiques publiques américaines et européennes, il l’est aussi sur l’opinion publique, avec notamment son livre « La Fin du travail » (End of Work), paru en 1995, qui en a fait l’un des acteurs centraux du débat sur l’influence de la technologie dans le futur du travail. En 2004, « Le rêve européen » (The European Dream) fût un best-seller et lauréat du prix Corine &#8211; Prix International du Livre pour le meilleur livre économique de l’année.</p>
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		<title>L&#8217;impact des TIC sur les conditions de travail : commentaires sur le rapport du Centre d&#8217;analyse Stratégique</title>
		<link>http://www.grico.fr/politiques-numeriques/limpact-des-tic-sur-les-conditions-de-travail-rapport-du-cas/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 18:04:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le récent rapport du Centre d’Analyse Stratégique (208 pages), relatif à l’impact des TIC sur les conditions de travail, a été élaboré avec la participation de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT), du CIGREF et de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le récent rapport du Centre d’Analyse Stratégique (208 pages), relatif à l’impact des TIC sur les conditions de travail, a été élaboré avec la participation de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT), du CIGREF et de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), l’équipe du Centre d’études de l’emploi (CEE). Il s’appuie, pour une part, sur les analyses de ce dernier et l’exploitation des données du dispositif d’enquêtes Changements Organisationnels et Informatisation (COI) de 2006 (questionnaire par enquête postale pour le volet employeurs, questionnaire par enquête téléphonique et face à face pour le volet salariés). Ce travail est à mettre en liaison avec une perspective plus politique et moins descriptive présentée dans un rapport de 2011.</p>
<p>Nous en rappelons ici les éléments essentiels et proposons différents points de discussion. <a title="Impacts des TIC sur le travail : commentaires du rapport du CAS " href="http://www.grico.fr/wp-content/uploads/2012/05/RAPPORT-Centre-danalyse-strat%C3%A9gique-_-Grico.pdf" target="_blank">Version PDF</a>.</p>
<p><strong>Sur les «études d’impacts »</strong></p>
<p>Le dimensionnement de l’étude COI, sur laquelle le CAS s’appuie notamment, est unique (6 399 employeurs et 14 331 salariés interrogés en 2006) et permet d’appréhender, entre autre, l’évolution comparée du secteur privé et du secteur public. Une première remarque s’impose néanmoins : le rapport du CAS insiste sur le fait que « l’impact des technologies sur le travail est peu analysé ». Or, force est de constater que l’analyse des transformations organisationnelles, des procès de travail, des dynamiques communicationnelles, etc. liés aux systèmes d’information constituent un objet de recherche non seulement investi depuis plusieurs années (travaux du Computer-Supported Cooperative Work au début des années 80, recherches sur les effets de l’informatisation dans le monde anglo-saxon, ancrage du projet des fondateurs du web dans une réflexion globale sur les « intelligences collectives » etc.) mais encore, par de nombreuses disciplines : en sciences de gestion, sociologie du travail, sociologie des usages, sciences de l’information et de la communication, sciences cognitives, sciences politiques etc… De même, indiquer que la recherche sur les « médias sociaux » est « balbutiante », alors qu’elle n’a jamais été si prolifique, apparaît quelque peu anachronique (elle reste, certes, à développer sur les &laquo;&nbsp;réseaux sociaux numériques internes&nbsp;&raquo;, objets de toutes les attentions ces derniers mois, et pour lesquels le CAS présage des résultats très inégaux).</p>
<p>La transformation organisationnelle est un axe de recherche qui mobilise des problématiques, des objets, des méthodologies très divers, allant pour faire court, des approches dites « situées » (ethnométhodologie des situations collectives de travail, observation des situations d’interactions où interviennent des technologies) à l’analyse des référentiels décisionnels et programmes d’actions de l’entreprise (pouvant être interrogés à l’aune d’une anthropologie des mondes organisationnels ou d’une critique institutionnaliste-politique), en passant par l’examen des heuristiques utilisateurs (prenant en compte des dimensions cognitives) et la conception des systèmes d’information (évaluée au prisme, par exemple, d’une sociologie de l’innovation).</p>
<p>En majeur, le rapport du CAS étudie les transformations organisationnelles à partir, non pas d’observations <em>in situ</em>, mais à partir d’indicateurs de diffusion des TIC et de la perception des répondants. Malgré certaines limites (déjà largement exprimées par rapport aux approches diffusionnistes lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de comprendre des processus d&#8217;innovation, et aux enquêtes quantitatives, quand elles se donnent pour dessein de comprendre des perceptions), il décrit un ensemble de tendances de fond en mobilisant des travaux de recherche complémentaires.</p>
<p>La question « des impacts », qui se veut être ici traitée, rappelle l’exigence d’une sortie des dualités stériles entre déterminismes (d’un côté des TIC qui auraient à elles-seules le pouvoir de formater les milieux organisationnels ; de l’autre, des « formes sociales » qui les sur-détermineraient), pour privilégier <strong>une compréhension des tensions,</strong> des ajustements, qui caractérisent la co-évolution TIC/Salariés/Organisations, leurs co-constructions dynamiques et ce, selon divers niveaux d’échelle.<br />
<strong>L’enjeu consiste alors à appréhender l’agencement complexe à partir duquel se fonde une transition organisationnelle (qui s’exprime, en fonction des entreprises, selon des intensités et des modes d’incarnation très variables), à partir duquel se conçoit et se négocie l’élaboration « de nouveaux modes existentiels » au travail</strong>. C’est en suivant cette perspective que nous proposons la re-lecture du rapport du CAS.</p>
<p><span style="color: #990000;"><strong>Inégalités d’accès et régimes de connectivité</strong></span></p>
<p>Malgré le déploiement continu des TIC (messagerie, accès à Intranet, Internet, progiciels etc.), le rapport rappelle que persistent en la matière des différences non seulement, entre types d’entreprises (secteurs et taille), mais aussi entre profils de salariés.</p>
<p>En appui de plusieurs études quantitatives, le rapport indique :<br />
- Une proportion de salariés utilisateurs de l’informatique passée de 60% en 2005 à 68% en 2011 (l’industrie et les services étant des secteurs qui devraient se situer à près de 2/3 de salariés informatisés, quand seul un tiers des salariés de l’agriculture et de la construction le seraient). (projection de l’étude COI)  .<br />
- Le taux d’utilisation de la messagerie électronique est également très différent d’une catégorie à l’autre : les cadres sont trois fois plus équipés (salarié ayant une boîte individuelle et une boîte collective) que les employés (moins de 20% pour ces derniers quel que soit le type de messagerie).<br />
- La proportion de salariés qui utilisent professionnellement un intranet était de 34% en 2005 (2/3 des cadres, source : Dares).<br />
- Un tiers des salariés bénéficient d’outils permettant de travailler à distance (accès au réseau interne et à l’intranet de l’entreprise, dotation en ordinateur portable ou téléphone mobile) : cela concerne en grande majorité des cadres, 70% contre 26% des non cadres (Opinion Way, 2011). C’est donc sur une population déjà fortement connectée au sein de l’entreprise que les efforts d’investissement se sont portés (source : CEE).<br />
- L’équipement de l’entreprise varie sa taille et selon le secteur d’activité (la construction et l’hôtellerie-restauration étant les moins bien dotés).</p>
<p style="text-align: center;"><em>Equipement des entreprises selon leur taille (source Insee, 2010)</em></p>
<h5>                                            ensemble des entreprises            250 salariés ou plus</h5>
<p>Réseau local (LAN)                           73%                                                  98%</p>
<p>Intranet                                                 45%                                                   89%</p>
<p>Extranet                                                 35%                                                  65%</p>
<p>Collaboratif Groupware                  13%                                                   67%</p>
<p>Processus Workflows                         7%                                                    49%</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous avons souligné, <a title="les régimes de connectivité au travail" href="http://www.grico.fr/recherches-actions/les-regimes-de-connectivite-au-travail-en-debat-quelques-indicateurs-et-observations/">dans un autre billet</a> , la nécessité de prendre en considération ce que nous appelons « les régimes de connectivité » à partir d’analyses approfondies des modalités et politiques d’accès.<br />
En effet, il convient de souligner que :</p>
<p>·    L’utilisation d’un poste informatique ne signifie pas que le salarié possède un accès à un environnement numérique. L’exemple de l’accès à Internet au travail est des plus illustratifs. Selon le Crédoc en 2011, alors que 86% des actifs français ont accès à internet au domicile, seuls 54% d’entre eux  peuvent se connecter à internet au travail (cela concernait 45% d’entre eux en 2010 soit un taux quasi-similaire à 2007). Toujours selon le Crédoc, au sein des actifs, la dispersion autour du taux moyen d’accès à internet est très grande : 91% des cadres sont connectés (+14 points entre 2010 /2011), contre 71% des professions intermédiaires, 44% des employés et un quart seulement des ouvriers (+ 6 à 7 points entre 2010/2011 sur ces trois dernières catégories).<br />
·    La politique des droits de consultation discrimine donc souvent les salariés en fonction de leurs statuts et de l’étendue des possibilités d’usages d’internet (d’un accès totalement ouvert à un accès restreignant les usages à une liste de sites préalablement autorisés).<br />
·    D’autre part, mettre en œuvre des accès ouverts aux intranets (bornes, PC en consultation libre) ne signifie pas que celui-ci soit effectivement consulté. Il faudrait, pour se donner des repères par entreprise, analyser par exemple, le nombre de comptes personnels créés ET utilisés.<br />
·    La même complexité s’observe par rapport aux messageries professionnelles.<br />
·    La croissance exponentielle des usages numériques, des applications, sur téléphone mobile oblige à repenser l’hybridité des temps et lieux professionnels / privés.<br />
·    Il existe une très grande hétérogénéité des espaces extranet (ceux dédiés aux interactions avec les partenaires externes de l’entreprise ; ceux dédiés aux salariés et parmi ceux-là, étudier les politiques éditoriales et fonctionnelles offertes en fonction de la catégorie de salariés.)<br />
·    Les intranets se présentent aujourd’hui comme des dispositifs fédérateur-intégrateur des interactions numériques au sein d’une organisation. A considérer comme des ENO (Espaces numériques organisationnels), ils font converger des flux d’informations, de coopération et de coordination (outils groupware et workflows y sont déjà présents sous diverses formes).</p>
<p>La question des « inégalités numériques » doit encore être étudiée à partir <strong>d’autres types de discriminations</strong> : <strong>chronocratiques</strong> (non usage des TIC compte-tenu de l’organisation du travail, des temporalités imposées, de l’absence de prescription de la part du management etc.) ; <strong>cognitives</strong> (rôle des compétences et des apprentissages dans la détermination de l’usage/non usage des TIC). Sur ce dernier point, le rapport du CAS souligne à juste titre, « qu’un nombre important de salariés rencontre des difficultés avec la lecture et l’écriture, et [que] trois millions d’entre eux sont illettrés » (Y.Lasfargue, p55). Le focus de ces derniers mois sur les Digital Natives (et des compétences que l’on suppose déjà acquises par ces derniers) a peut-être eu tendance à effacer cette autre réalité.<br />
Au global, ce sont  8 à 9 millions de salariés qui n’utilisent pas l’informatique et les TIC au travail (un salarié sur 3). La tendance générale étant néanmoins à la baisse  : de 50% en 1998 à 36% en 2011. Les catégories non-utilisatrices : 87% pour les actifs sans diplômes, 47% des actifs ayant le niveau BAC et 25%  des diplômes du supérieurs.</p>
<p>En termes de recommandations, le rapport du CAS indique notamment la nécessité de « Renforcer l’effort en matière de formation continue sur les TIC » (il pointe une baisse continue des investissements financiers en la matière).  A notre sens, il s’agit encore de considérer que :</p>
<p>-    La mise en connectivité étendue (démultiplier les possibilités d’accès), la gestion des droits (filtrage, profiling etc.), la conception des interfaces et d’applications, sont au cœur de l<strong>a négociation techno-politique du numérique</strong> en organisation, négociation qui engage une participation allant au-delà de la Direction des Systèmes d’Information.<br />
-    <strong>Les inégalités sont à traiter d’un point de vue socio-anthropologique :</strong> les droits numériques sont constitutifs d’une « identité professionnelle » et participent au renouvellement des collectifs de travail, des liens sociaux. Ces inégalités sont aussi à évaluer d’un point de vue juridique.<br />
-    <strong>L’intégration numérique et les nouveaux apprentissages ne peuvent reposer que sur la seule « capitalisation » d’une montée en compétences qui s’effectuerait à partir d’usages privés.</strong> La dynamique d’innovation, l’enrichissement des cultures numériques (à tous les niveaux hiérarchiques), la « responsabilité sociale de l’entreprise » vis à vis de certaines populations, sont là, fortement engagées.</p>
<p><span style="color: #990000;"><strong>De nouvelles conditions de travail</strong></span></p>
<p>Les TIC ont renouvelé les ingénieries communicationnelles (notamment, celles gérées auparavant de manière centralisée) et rendu disponible un ensemble de ressources (l’accès direct aux informations RH constituant un des atouts souvent cités par les salariés). Elles participent à une reconfiguration des modes d’interactions et de coordination collectives, et ce, selon des temporalités nouvelles. Elles offrent enfin, des potentialités inédites d’exploitation des réseaux documentaires, de savoirs et d’expertises (au-delà des frontières héritées de l’organisation).</p>
<p>Or, comme le souligne le CAS, <strong>la réalisation des promesses de gains économiques, de productivité, de performance, et plus généralement, de gains organisationnels, est bien plus complexe à évaluer qu’il n’y paraît</strong>. L’absence de causalité directe entre les formes d’entreprises et tel type de technologies, tel modèle numérique (fusse t-il marqué des outils issus du web 2.0 »), oblige, autant que faire se peut, à sortir de la « novlangue » managériale.</p>
<p>Le rapport présente un ensemble de phénomènes et insiste sur certains risques associés :</p>
<p>-    <span style="text-decoration: underline;">« Une augmentation du rythme et de l’intensité du travail »</span> :  plus particulièrement marquée chez les catégories qui ont une utilisation soutenue des TIC (à savoir les cadres). Ce phénomène a été observé dans nos recherches appliquées, mais une tendance relativement plus faible de cette perception chez les plus jeunes reste à questionner. <strong>La négociation et l’adaptation des rapports de vitesse et de lenteur</strong> (Rosa, 2010), propre à une organisation devenue processeur de flux informationnels toujours plus intenses et « transparents », est un enjeu majeur qui parcoure toute la strate numérique (au-delà des milieux d’entreprises). Quant à la question de la déconnexion volontaire, elle reste totalement ouverte (<a title="deconnexion volontaire" href="http://anr.devotic.univ-pau.fr/" target="_blank">voir l’ANR sur le sujet</a>).</p>
<p>- <span style="text-decoration: underline;">   « Une surcharge informationnelle »</span> : celle-ci est exprimée par le CAS relativement à la charge de traitement des messageries et est en liaison avec la perception d’une augmentation du rythme de travail. <strong>A mesure que les flux se font croissants la pression temporelle n’apparaît que plus forte</strong>. Mais cela est encore à examiner au regard des enjeux de filtrage, d’orientation, de veille, etc. des ressources informationnelles. Ici, s’exprime à nouveau la nécessité d’interfaces plus intelligentes, qui vont au-delà des approches profiling/personnalisation : les moteurs de recherches évolués qui vont aujourd’hui jusqu’à proposer une organisation de l’information proche des orientations « Business Intelligence » (non exclusive aux décideurs) se présentent comme une voie possible. Une autre a été prise par certaines entreprises décidant de supprimer pour partie l’usage des messageries asynchrones, d’inciter à une convergence des flux vers les espaces collaboratifs ou encore vers des messageries instantanées, des médias sociaux internes.</p>
<p>-    <span style="text-decoration: underline;">« Un renforcement du contrôle de l’activité pouvant réduire l’autonomie des salariés »</span> : ce phénomène parcoure l’histoire de l’informatisation dans les entreprises. <strong>La chronocratie,</strong> qui ici impose la temporalités des flux de données et des synchronisations collectives, s’élabore à partir d’une conjonction entre les politiques de contrôle managérial, les règles internes, les modalités de reporting continu, les normes processuelles élaborées, les surveillances distribuées / mutuelles (les collectifs et réseaux de salariés engagés dans les mêmes processus) et les technologies (leurs programmes, interfaces, données). La figure normative et processuelle des TIC (applications métiers, workflows etc.) est ici particulièrement concernée, mais on peut aussi considérer aussi que les réseaux sociaux numériques internes remettent en question les degrés d’opacité et de transparence de toute organisation. L’espace numérique est fait de ses traces :<strong> si l’objectivation des informations, des pratiques et des réseaux de savoirs qui le parcourent est condition des « intelligences collectives », il est aussi le milieu à partir duquel se disputent de nouvelles gouvernances, un devenir de la  « société de veille</strong> » (qu’est-ce que la Data-Mining appliqué à l’entreprise ?). La question de l’autonomie est, quant à elle, à envisager en rapport avec le mot d’ordre d’une responsabilisation croissante des salariés et l’individualisation des rapports de gestion.</p>
<p>-    <span style="text-decoration: underline;">« Un affaiblissement des relations interpersonnelles et/ou des collectifs de travail »</span> : ce constat du CAS apparaît paradoxal et le rapport de substitution entre relations de face à face et relations numériques, trop massif. De fait, le CAS reconnaît aussi que « <strong>les TIC ne peuvent être considérées comme un facteur d’isolement des utilisateurs »</strong>. La synthèse, plus nuancée, converge vers certains de nos constats à savoir qu’ici, nous avons plus affaire à une recomposition des temps de rencontres et d’échanges verbaux (cela étant plus exprimé, logiquement, comme une transition délicate au niveau des salariés les plus connectés), à des organisations par projets (Boltanski, Chiapello) où les collectifs se font et se défont au gré de ces derniers, à des formes collectives hétérogènes où cohabitent des liaisons numériques processuelles, hiérarchiques, et des réseaux de collaboration, d’échanges, de socialisation hors de tout cadre normatif préalablement posé (ce qui constitue une des promesses des réseaux sociaux numériques internes, mais pour lesquels l’hypothèse d’une cristallisation de liens sociaux pré-existants ne peut être évacuée).</p>
<p>-    <span style="text-decoration: underline;">« Le brouillage des frontières spatiales et temporelles entre travail et hors travail »</span> : les recherches utilisées par le CAS  constatent que si les utilisateurs avancés des TIC (l’encadrement) sont « plus exposés au travail en débordement et travaillent fréquemment au-delà de l’horaire habituel » , le potentiel de connectivité (à distance notamment) ne peut seul expliquer le phénomène.<strong> Là interviennent aussi des facteurs individuels et organisationnels</strong> (normes de disponibilité, relations managériales etc.). De plus, est rappelé qu’il existe une diversité de situations de travail nomade, des lieux de travail alternatifs (les connexions à distance ne concernent pas seulement le travail à domicile). Les utilisateurs ayant choisi le télétravail apparaissent satisfaits de la situation, quant aux autres cas, l’évaluation paraît plus floue. Par ailleurs, l’enchevêtrement des sphères privées et professionnelles, qui s’exprime au niveau du télétravail (volontaire ou subi) et de l’usage des TIC au travail à des fins personnelles, s’inscrit dans un mouvement long. <strong>Selon des modalités nouvelles, les pratiques TIC objectivent ces phénomènes et constituent une source d’affrontement des subjectivités</strong> : s’opposent les perceptions et les arguments des salariés face à ceux du management ou de la DSI. La question des accès ouverts à internet en étant une illustration typique (<a title="Les régimes de connectivité au travail en débat : quelques indicateurs et observations" href="http://www.grico.fr/recherches-actions/les-regimes-de-connectivite-au-travail-en-debat-quelques-indicateurs-et-observations/" target="_blank">voir notre billet sur ce point</a>) . De plus, comme le souligne le rapport, l’organisation a-territorialisée ne cesse de trouver de nouveaux modes d’incarnation : le recours croissant au Cloud Computing (et à ses divers modèles SaaS, IaaS, &#8230;) participent à l’accentuation de ce caractère.<br />
Globalement,<strong> c’est une triple tension qui s’exprime ici : celle pesant sur les « frontières » individuelles, sur l&#8217;étanchéité et la fragmentation des collectifs de salariés, et celle pesant sur une organisation « étendue », obligée de repenser son territoire après une dislocation de la partition héritée «dedans/dehors».</strong> Elle caractérise la recomposition des géopolitiques des réseaux (Galloway, Thacker).</p>
<p>Constatant enfin, pour la plupart des entreprises, <span style="text-decoration: underline;">une faible prise en compte des impacts psychosociaux  et des situations réelles de travail des salariés dans les processus de conception</span> (ce que nous observons depuis plusieurs années sur les projets intranets par exemple), le CAS appelle à une implication plus forte des directions ressources humaines.</p>
<p><em>Parmi les recommandations majeures du Centre d’Analyse Stratégique :</em></p>
<p>1-    Considérer le système d’information comme un outil d’aide au travail des salariés.<br />
2-    Développer des dispositifs de régulation interne des usages des TIC dans les entreprises.<br />
3-    Intégrer systématiquement les utilisateurs des TIC et les DRH dans la définition et la mise en œuvre des projets.<br />
4-    Renforcer l’effort des entreprises en matière de formation continue concernant les TIC.<br />
5-    Mettre en place un groupe de travail interdisciplinaire et interinstitutionnel de suivi des usages professionnels.<br />
<span style="color: #990000;"><strong>Territorialisations numériques et nouveaux modes existentiels</strong></span></p>
<p>Certaines dimensions ont été traitées par le CAS de manière approfondie, d’autres ont été survolées (notamment le dialogue social, les protocoles sécuritaires, les processus d’innovation…). Nous considérons, en effet, que toutes les composantes du travail se trouvent re-questionnées à l’aune des politiques et dispositifs TIC : ses écologies relationnelles (humaines et informationnelles), ses dynamiques et expressions sociales (au sein ou hors des dispositifs internes), ses économies cognitives (intellectualisation du travail, apprentissages, réseaux de savoirs), ses temporalités et spatialisations (contraction / extension), ses modes de valorisation et de reconnaissance (y compris salariale), ses économies politiques (normes d’usages, rationalisation processuelle, évaluation, contrôle). <strong>L’ensemble des sémio-politiques de l’organisation jouant ici un rôle majeur</strong> : celles se situant du côté des performations signifiantes (des interfaces-traduction de « l’agir collectif ») et plus encore, celles agissant à même les processus de travail (protocoles de sécurité, programmes, codages, algorithmes etc.)</p>
<p>C’est dans ce cadre que le GRICO a posé la nécessité de penser <strong>les processus de territorialisations numériques</strong>, comme processus d’actualisation hétérogènes et disputés des modes existentiels au travail (<a title="Pour une nouvelle anthropologie de l’entreprise : les processus de territorialisation numérique" href="http://www.grico.fr/politiques-numeriques/pour-une-nouvelle-anthropologie-de-lentreprise-les-processus-de-territorialisations-numeriques/" target="_blank">voir notre billet</a>). Les partenaires sociaux ont, à ce titre, une mission éminemment importante à remplir. Et, il s’agit encore de suivre l’évolution des conflits juridiques, des nouveaux protocoles techniques impliqués dans les nouvelles gouvernementalités du salariat.</p>
<p>Le milieu numérique, comme milieu associé du travail s’imposant à un nombre croissant de salariés et enrichissant en continu ses dispositifs (géolocalisations, internet des objets, espaces immersifs, bio-psycho-technologies etc.), doit donc être plus largement interrogé, à partir de dimensions anthropologiques, cognitives, économiques, sociétales. Elles déterminent les devenirs des processus d’individuation technique, psychique et collective (G. Simondon, B. Stiegler). Elles traversent la négociation des économies politiques du travail .</p>
<p>Sources :<br />
Klein T, Ratier D (coord), L’impact des TIC sur les conditions de travail, Centre d’Analyse Stratégique et Direction générale du travail, Février 2012, 208 pages.<br />
<a title="Centre d'analyse stratégique 2012" href="http://www.strategie.gouv.fr/content/rapport-l%E2%80%99impact-des-tic-sur-les-conditions-de-travail" target="_blank">http://www.strategie.gouv.fr/content/rapport-l%E2%80%99impact-des-tic-sur-les-conditions-de-travail</a></p>
<p>Pour une mise en perspective plus politique et anthropologique des milieux du travail, voir le rapport de 2011.<br />
<a title="Centre d'analyse stratégique 2011" href="http://www.strategie.gouv.fr/content/le-travail-et-lemploi-dans-vingt-ans-5-questions-2-scenarios-4-propositions-note-de-synthese" target="_blank">http://www.strategie.gouv.fr/content/le-travail-et-lemploi-dans-vingt-ans-5-questions-2-scenarios-4-propositions-note-de-synthese</a></p>
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		<title>Digital Public Domain vs yottabytes de la NSA ?</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 17:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une parution du projet Européen Communia et une information sur les moyens considérables du nouveau projet de la NSA, dont la puissance s&#8217;évalue maintenant en yottabytes (10 PUISSANCE 24 bytes ! ) :  deux exemples illustrant l&#8217;enjeu de batailles techno-politiques,  d&#8217;affrontements au devant&#8230; Alors que la technologie numérique rend la culture plus accessible que jamais, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une parution du projet Européen Communia et une information sur les moyens considérables du nouveau projet de la NSA, dont la puissance s&#8217;évalue maintenant en yottabytes (10<sup> PUISSANCE 24</sup> bytes ! ) :  deux exemples illustrant l&#8217;enjeu de batailles techno-politiques,  d&#8217;affrontements au devant&#8230;</p>
<p>Alors que la technologie numérique rend la culture plus accessible que jamais, les droits relatifs à l&#8217;usage des biens culturels deviennent plus restrictifs. Face à cette évolution paradoxale, des chercheurs, universitaires, bibliothécaires, entrepreneurs, militants et décideurs politiques, réunis au sein du <a href="http://www.communia-project.eu/">projet Communia</a>, financé de 2007 à 2011 par l&#8217;Union Européenne et à l&#8217;origine de <a href="http://www.communia-association.org/">l&#8217;association internationale Communia</a> sur le domaine public numérique, ouvrent la discussion et apportent des solutions concrètes à la difficile question de la régulation de la culture à l&#8217;ère numérique.<br />
Cet ouvrage, composé d&#8217;articles théoriques sur l&#8217;histoire du droit d&#8217;auteur et du domaine public, et d&#8217;études de cas de projets récents qui se sont engagés avec les principes d&#8217;accès ouvert et les licences Creative Commons, est une lecture essentielle pour quiconque s&#8217;intéresse au débat sur ​​les droits d&#8217;auteur et Internet.<br />
Ouvrage sous licence Creative Commons, <a title="digital public domain" href="http://www.communia-association.org/wp-content/uploads/the_digital_public_domain.pdf" target="_blank">la  version pdf est en libre accès </a>(en anglais).</p>
<p>Quant au projet de la NSA, il s&#8217;agit de la construction du plus grand centre d&#8217;espionnage du pays.  Opérationnel à fin 2013. Extraits de l&#8217;article de la revue Wired du 15 mars 2012 (<a title="nsa datacenter project" href="http://www.wired.com/threatlevel/2012/03/ff_nsadatacenter/2/" target="_blank">consultable ici</a>) :</p>
<p>&laquo;&nbsp;The NSA has become the largest, most covert, and potentially most intrusive intelligence agency ever.[ ]</p>
<p>As a result of this “expanding array of theater airborne and other sensor networks,” as a 2007 Department of Defense report puts it, the Pentagon is attempting to expand its worldwide communications network, known as the Global Information Grid, to handle <a title="Yottabyte" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Yottabyte">yottabytes</a> (10<sup>24</sup>bytes) of data. (A yottabyte is a septillion bytes—so large that no one has yet coined a term for the next higher magnitude.)</p>
<p>It needs that capacity because, according to a recent report by Cisco, <strong>global Internet traffic will quadruple from 2010 to 2015, reaching 966 exabytes per year.</strong> <strong>(A million exabytes equal a yottabyte.)</strong> In terms of scale, Eric Schmidt, Google’s former CEO, once estimated that the total of all human knowledge created from the dawn of man to 2003 totaled 5 exabytes. And the data flow shows no sign of slowing. In 2011 more than 2 billion of the world’s 6.9 billion people were connected to the Internet. By 2015, market research firm IDC estimates, there will be 2.7 billion users. Thus, the NSA’s need for a 1-million-square-foot data storehouse. Should the agency ever fill the Utah center with a yottabyte of information, it would be equal to about 500 quintillion (500,000,000,000,000,000,000) pages of text.</p>
<p>[ ]The data stored in Bluffdale will naturally go far beyond the world’s billions of public web pages. The NSA is more interested in the so-called invisible web, also known as the deep web or deepnet—data beyond the reach of the public.</p>
<p>[ ] Once the communications are intercepted and stored, the data-mining begins. “You can watch everybody all the time with data- mining,” Binney says. Everything a person does becomes charted on a graph, “financial transactions or travel or anything,” he says. Thus, as data like bookstore receipts, bank statements, and commuter toll records flow in, the NSA is able to paint a more and more detailed picture of someone’s life.&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Quelques actus conférences</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Mar 2012 13:36:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pratiques numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Séminaires / Conférences]]></category>
		<category><![CDATA[Immersif]]></category>

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		<description><![CDATA[Avril 2012 :  Environnements    immersifs (Univ. Nice/Toulon) ;  Médias sociaux et Dialogue social (E&#38;P) . Juin 2012 : Les SHS et la communication organisationnelle (Sciences PO/AFCI). Le Grico intervient aux événements suivants : &#171;&#160;Environnements    immersifs    :    nouvelles    formes    et    mutations    de    l’information    et    de    la    communication&#160;&#187; , Les entretiens scientifiques Neptune, Laboratoire I3M, Université Nice-Sophia-Antipolis, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avril 2012 :  Environnements    immersifs (Univ. Nice/Toulon) ;  Médias sociaux et Dialogue social (E&amp;P) . Juin 2012 : Les SHS et la communication organisationnelle (Sciences PO/AFCI).</p>
<p>Le Grico intervient aux événements suivants :</p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Environnements    immersifs    :    nouvelles    formes    et    mutations    de    l’information    et    de    la    communication&nbsp;&raquo; , Les entretiens scientifiques Neptune, Laboratoire I3M, Université Nice-Sophia-Antipolis, 17 avril 2012 (<a title="conférences Immersif" href="http://actualite.unice.fr/spip.php?article1341">lien</a>)</li>
<li>&laquo;&nbsp;Médias sociaux et Régulation sociale&nbsp;&raquo; : JE de l&#8217;Institut Entreprise et Personnel, le 5 avril 2012 (<a title="Entreprise et personnel 5 avril 2012" href="http://www.entreprise-personnel.com/#/entre-nous/activites/echanges/medias-sociaux-et-regulation-sociale">lien</a>)</li>
<li>&laquo;&nbsp;Les Sciences Humaines et Sociales &amp; La communication organisationnelle&nbsp;&raquo; : organisé par l&#8217;AFCI,  Sciences Po Paris, le 28 juin 2012, avec la présence de N.Alter,  &#8230;</li>
</ul>
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		<title>Les régimes de connectivité au travail en débat : quelques indicateurs et observations</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:56:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 12 janvier 2012, le Grico a organisé une conférence sur les « droits numériques au travail ». Dans ce document, nous proposons différents éléments visant à prolonger la réflexion. Plan :  Les régimes de connectivité / L’accès à l’informatique et à internet : repères statistiques et précisions / La critique vis à vis des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 12 janvier 2012, <em>le Grico a organisé </em>une conférence sur les « droits numériques au travail ». Dans ce document, nous proposons différents éléments visant à prolonger la réflexion.</em></p>
<p><strong>Plan :</strong>  Les régimes de connectivité / L’accès à l’informatique et à internet : repères statistiques et précisions / La critique vis à vis des droits numériques au travail, la perception d’inégalités / Les différentes positions vis à vis d’Internet au travail / Quelles perspectives pour l’accès à internet au travail ? Quelques suggestions : trois exemples.</p>
<p><a title="les régimes de connectivité au travail" href="http://www.grico.fr/wp-content/uploads/2012/02/R%C3%A9gime-de-connectivit%C3%A9_janvier2012_GRICO.pdf" target="_blank">Télécharger le document intégral</a></p>
<p><em>Extraits :</em><br />
Le tableau de bord des TIC au sein des entreprises françaises (données Eurostat/Insee 2010 hors secteur financier) rappelle que seuls 55 % des salariés utilisent régulièrement un ordinateur (au moins une fois par semaine). Cette proportion varie nettement selon la taille de l’entreprise. La France se situe au-dessus de la moyenne de l’UE à 27, mais à distance des pays scandinaves où sept salariés sur dix utilisent un ordinateur. Ces postes informatiques peuvent être connectés ou pas à Internet, Intranet ou à une messagerie.<br />
Quant à la dernière enquête du Crédoc (données françaises exclusivement), elle nous indique une forte progression des accès à Internet. Selon cette source, en 2011, 54% des actifs français peuvent se connecter à internet au travail, alors que cela concernait 45% d’entre eux en 2010 (taux quasi-similaire à 2007).<br />
Toujours selon le Crédoc, au sein des actifs, la dispersion autour du taux moyen d’accès à internet est très grande : 91% des cadres sont connectés (+14 points entre 2010 /2011), contre 71% des professions intermédiaires, 44% des employés et un quart seulement des ouvriers (+ 6 à 7 points entre 2010/2011 sur ces trois dernières catégories).</p>
<p>Le régime de connectivité varie selon les organisations et exprime les formes des processus de territorialisations numériques (<a title="Pour une nouvelle anthropologie de l’entreprise : les processus de territorialisation numérique" href="http://www.grico.fr/politiques-numeriques/pour-une-nouvelle-anthropologie-de-lentreprise-les-processus-de-territorialisations-numeriques/" target="_blank">voir notre billet</a>). Il constitue parfois une source de tensions, fait l’objet d’affrontements entre positions et revendications opposées, s’élabore en fonction d’arbitrages entre risques sécuritaires, juridiques mais aussi stratégiques et économiques. Plus globalement, les débats que le régime de connectivité suscite, s’inscrivent dans un mouvement général de négociation politique des gouvernementalités numériques.  Elles se présentent en ce sens comme un élément de différenciation managériale.<br />
Le régime de connectivité d’un salarié est défini dans l’entreprise par un ensemble de conditions et de dispositifs qui déterminent les possibilités d’usages des espaces numériques de travail (applications et ressources intégrées dans l’intranet),  d’internet et d’une messagerie. Parmi ces conditions et dispositifs, on trouve les dotations en moyens d’accès et les situations de consultation : via un poste attitré ou un poste en accès libre, ainsi que des interfaces nomades et/ ou « hors les murs » (extranet, téléphone mobile). Jouant un rôle majeur au sein de ce dispositif, les normes internes (chartes, règlement intérieur, recommandations) déterminent, encadrent les pratiques et s’associent à des moyens de filtrage et de contrôle (techniques ou humains). Encore enrichis par une gestion des droits et un profiling des utilisateurs, les régimes de connectivité règlent l’étendue des possibilités d’exploration/utilisation des vastes ressources contenues sur les intranets et sur internet. Ces régimes définissent, par exemple, les droits de consultation/contribution plus ou moins restreints en fonction des profils de salariés, les formes et limites d’association / liaison  avec les autres collègues (ex. libre participation ou pas à des espaces collectifs d’échanges, de travail). Enfin, le rôle des contraintes juridiques et des prescriptions normatives (voir l’ISO 27001/02 et sa nouvelle version attendue pour la fin 2012) est éminemment important, l’entreprise bénéficiant toutefois d’une certaine marge d’autonomie. (Ex. pas d’obligation de doter tous les salariés d’une messagerie professionnelle).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Rapport Crédoc sur la diffusion des technologies de l’information et de la communication dans la société française, octobre 2011</em><br />
<a title="CREDOC 2001" href="http://www.arcep.fr/fileadmin/uploads/tx_gspublication/rapport-credoc-diffusion-tic-2011.pdf" target="_blank">http://www.arcep.fr/fileadmin/uploads/tx_gspublication/rapport-credoc-diffusion-tic-2011.pdf</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le mouvement « Open Data »</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 16:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mots clés : Open Data /  Open Government / Biens Communs / Nouveaux droits – Licences /  Territorialisation numérique et Urbanisation /  Open society / Hackers / Crises Ecologiques /  Géolocalisation  /  Traçabilité / Big Data / Web socio-sémantique / Intelligences Collectives d’usage. La montée au premier plan des préoccupations de ce que l’on appelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Mots clés :</em><br />
<em>Open Data /  Open Government / Biens Communs / Nouveaux droits – Licences /  Territorialisation numérique et Urbanisation /  Open society / Hackers / Crises Ecologiques /  Géolocalisation  /  Traçabilité / Big Data / Web socio-sémantique / Intelligences Collectives d’usage.</em></p>
<p style="text-align: left;">La montée au premier plan des préoccupations de ce que l’on appelle les « Open Data » est une des conséquences de la croissance exponentielle des connaissances, informations, données, des savoirs produits et circulant, s’échangeant sur les réseaux numériques. La transformation numérique est en cours et elle pénètre tous les secteurs de la société, des sciences, du commerce, des entreprises, des institutions etc&#8230; et elle est amplifiée par la croissance extrêmement rapide de l’internet des objets.<br />
Ce que l’on appelle le « web des données » peut être vu comme un ensemble de procès qui convergent vers un objectif commun : la dissémination dans l’espace public et privé des données et la «  réutilisation intelligente des données indépendamment de leur contexte numérique d’origine ». Cela pose aussi un certain nombre de questions et de difficultés.</p>
<p>Le mouvement «Open Data » est l’occasion d’une renégociation politique des relations entre savoirs et pouvoirs, d’une  transformation des intelligences collectives, d’une libération des flux de savoirs qui circulent et une occasion d’élaborer une critériologie nouvelle pour évaluer l’impact économique et politique de l’Open Data dans le contexte des évolutions des écologies environnementales, du travail, du psychisme, de la culture.</p>
<p>Dans un nombre important de pays, le mouvement « Open Data » prend de l’ampleur. Du gouvernement des Etats-Unis (<a href="http://www.data.gov/" target="_blank">www.data.gov/</a>) au gouvernement de la France (<a href="http://data.gouv.fr" target="_blank">data.gouv.fr</a>) en passant par la Grande Bretagne (<a href="http://data.gov.uk/" target="_blank">data.gouv.uk)</a>, l’ouverture des données publiques ne cesse de s’étendre. Bruxelles, le 12 décembre 2011 :  &laquo;&nbsp;La Commission a adopté une stratégie européenne en matière d&#8217;ouverture des données qui doit soutenir l&#8217;économie de l&#8217;Union à hauteur de 40 milliards EUR par an&nbsp;&raquo;. (<a href="http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/11/1524&amp;format=HTML&amp;aged=0&amp;language=FR&amp;guiLanguage=en" target="_blank">lire</a>)</p>
<p>Ce mouvement se déploie de manière parfois paradoxale sur fond de la critique des Etats comme instance de régulation centralisée (Etat providence) et ce, d’une manière plus ou moins radicale selon que l’on examine la situation  aux Etats-Unis ou en Europe, pour aller vite. Il est en effet intéressant de noter qu’aux Etats-Unis, ce mouvement se développe alors que l’Etat Marché tente de s’imposer de manière définitive. Tout ceci n’est pas sans importance dés lors que l’on veut bien considérer l’Open Data comme problème économique politique majeur, comme problème stratégique majeur. De même pour se limiter au paysage français, les régions, les départements, les villes, mettent peu à peu à disposition des publics, des citoyens, des ressources publiques variées, sous des conditions d’exploitation elles-mêmes variées<br />
(exemples : <a href="http://opendata.paris.fr/opendata/jsp/site/Portal.jsp" target="_blank">http://opendata.paris.fr/opendata/jsp/site/Portal.jsp</a> &#8211;<a href="http://www.datalocale.fr/thematiques" target="_blank">http://www.datalocale.fr/thematiques </a>&#8211; <a href="http://www.data.rennes-metropole.fr/" target="_blank">http://www.data.rennes-metropole.fr/</a>…). Suivre la carte de l’open data en France <a title="libertic open data" href="http://libertic.wordpress.com/2012/01/02/carte-de-france-de-lopen-data-v4/" target="_blank">(Libertic)</a></p>
<p>Données de la science, données juridiques, données socio-économiques, mais encore, les systèmes d’adressage (comme des identificateurs géographiques qui expriment la localisation de lieux et événements) ou bien des données climatologiques, géologiques, des données liées à l’agriculture, à l’art… sont prises dans ce processus.</p>
<p>Plus encore, se développent ici et là, liées entre autres aux problèmes du développement durable, de l’écologie, des nouvelles empiries numériques des sciences (Gérard Berry, Jim Gray)  … mais aussi de la sécurité, des « real-time environnemental databases » qui se fondent sur la collecte distribuée et la dissémination de capteurs dont les vecteurs sont des parties du public, des groupes de citoyens (exemple : les vélos écologiques dotés de capteurs de la Ville de Copenhague).</p>
<p>Selon une perspective proche, les relations entre les experts et le monde « profane » se trouvent aussi être en voie de transformation. C’est le cas par exemple des mouvements de malades qui veulent partager les connaissances avec les médecins, faire entendre leurs voix et leurs approches des maladies, les médecins pouvant à leur tour profiter si l’on ose l’expression, de « l ‘expertise profane » et des données issues de programmes de collecte contrôlée…</p>
<p>On pourrait multiplier les exemples et les expérimentations. Nous mentionnerons cependant encore ceci  afin de bien montrer l’étendue des questions portées par l’open data : sont concernées la stratégie et l’utilisation des open data comme éléments de la lutte contre-insurrectionnelle et où l’incitation à la mise en place de réseaux numériques, de dispositifs communicationnels numériques  et de bases de données locales ouvertes est forte et ce afin de mieux maîtriser les dimensions anthropologiques, culturelles, sociétales du conflit . C’est ainsi que le rapport « Byting Back. Regaining Information Superiority Against 21st-Century Insurgents » poursuit l’exploration des moyens de contrôle des dimensions politiques et anthropologiques des champs conflictuels et insurrectionnels à partir des dispositifs communicationnels. Ces derniers s’appuyant sur les mémoires culturelles et politiques de l’espace numérique, les « open data», et sur les gisements de savoirs collaboratifs que constituent les réseaux sociaux numériques de toutes sortes et en constant développement (<a href="http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00292207/fr" target="_blank">http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00292207/fr</a>).</p>
<p>Les conditions de production, circulation, exploitation des connaissances, informations, données sont donc profondément affectées et en débat. Les modèles économiques et politiques, mais aussi les régimes juridiques subissent les assauts de nouveaux acteurs, de nouvelles demandes, pratiques, de nouveaux usages (<a href="http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html" target="_blank">http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html</a>; <a href="http://creativecommons.org/" target="_blank">http://creativecommons.org/</a>; <a href="http://opendatacommons.org/licenses/by/1.0/" target="_blank">http://opendatacommons.org/licenses/by/1.0/</a>…) .</p>
<p>Des technologies émergentes rendant possibles de nouvelles manières « distribuées » de fabriquer des données, de les collecter et de les redistribuer dans les circuits des flux informationnels, sont en développement rapide, et ce, associées à la miniaturisation des interfaces, à la multiplication des applications logicielles de plus en plus sophistiquées. Dans ce contexte, les modèles de gouvernance centralisés et « top down » se trouvent devoir entrer en concurrence, co-exister, avec des modèles a-centrés, distribués et « bottom up ».</p>
<p>Et l’Etat et ses ministères, les institutions et entreprises publiques, les régions, les villes… sont convoqués à répondre de quelque manière que ce soit à ce mouvement et aux injonctions de la communauté européenne tout en continuant à préserver le maintien de rapports équilibrés et protecteurs entre données personnelles, vie privée et « bien communs ».</p>
<p>Autour de cela, des tensions apparaissent au cœur même des fondements de nos systèmes démocratiques, au cœur même des économies de marché. Au droit de propriété venu en droite ligne de l’individualisme possessif de Hobbes, le renouveau des droits collectifs tente d’opposer des alternatives à partir de la théorie et pratique des « commons » dont l’incarnation la plus prometteuse est celle portée par Elinor Ostrom (prix Nobel d’Economie, 2009) et Charlotte Hesse par delà les extrêmes qui s’expriment dans ce que certains appellent le « romantisme du domaine public » et dans la résurgence d’un communisme primitif.</p>
<p>Propulsés par les mouvements du logiciel libre, de l’Open Source et de l’Open Archive Initiative, les nouveaux modèles, contestant les dérives de l’extension apparemment sans limite du droit de propriété, ont tenté et tentent avec de plus en plus de force de desserrer le lien dominateur entre les formes capitalistiques du droit de propriété intellectuelle, les dynamiques de l’intelligence collective, l’innovation et la création. Les travaux de Lawrence Lessig, Richard Stallman, Steven Harnad, Paul Ginsparg sont ici séminaux. (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lawrence_Lessig" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Lawrence_Lessig</a>;  <a href="http://www.stallman.org/" target="_blank">http://www.stallman.org/</a>; <a href="http://www.openarchives.org/" target="_blank">http://www.openarchives.org/</a>; <a href="http://archivesic.ccsd.cnrs.fr" target="_blank"> http://archivesic.ccsd.cnrs.fr</a>; <a href="http://arxiv.org/" target="_blank">http://arxiv.org/</a>)</p>
<p>En proposant des formes librement consenties de propriété collective et en s’appuyant sur la productivité des pratiques distribuées, l’adaptabilité de modes de gouvernance bottom-up, ces mouvements participent au changement positif des processus créatifs et au plan anthropologique et politique, à la transformation de la culture délibérative démocratique, à l’apprentissage d’une culture de la controverse et à l’invention de nouveaux modes de gouvernance, polycentriques et variés.</p>
<p>Certes l’ouverture des mémoires numérisées, des bases de données (open data) du domaine public, le développement de nouvelles mémoires dans un nombre toujours croissant de secteurs de ce domaine public, doivent cohabiter avec la production de nouveaux types de mémoires dans le cadre de la société civile et cela ne rend pas forcément aisée la compréhension des problèmes posés par ce mouvement qui se présente comme une célébration de la transparence comme vertu démocratique.</p>
<p>Or, nous n’oublions pas  que la « libération » de ces données s’effectue sous les conditions des asymétries fondamentales entre les citoyens, les collectifs, les organisations. Ces asymétries, de type socio-cognitif, culturel, économique, ces asymétries qui concernent aussi les conditions d’accès, la maîtrise des  techniques  intellectuelles, traversent de part en part ce processus « de libération ».</p>
<p>Les usages sont extrêmement différenciés, les capacités d’extraction de savoirs nouveaux à partir de ces données, la remise en jeu de ces savoirs dans le processus de circulation et de production etc … sont soumis à ces cribles très discriminants. Et il apparaît de plus en plus nettement que l’Open Data ne pourra faire l’économie d’une réflexion sur et d’une prise en charge de la formation citoyenne à la traversée du monde sociétal par l’informatique, par la numérisation.</p>
<p>Ce mouvement devra aussi se poser la question de son articulation avec la dissémination des technologies intellectuelles, des logiciels même les plus élémentaires, visant la manipulation intelligente de ces données ainsi que la créativité individuelle et collective. Il se trouve donc devoir faire face à la question du nécessaire développement du web socio-sémantique, à la création d’interfaces démocratiques et à leur apprentissage.</p>
<p>Jean-Max Noyer et Maryse Carmes<br />
GRICO</p>
<p><a title="Le mouvement open data GRICO" href="http://www.grico.fr/wp-content/uploads/2012/01/LE_MOUVEMENT_OPEN_DATA_GRICO_2011.pdf" target="_blank">Télécharger en PDF</a></p>
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		<title>Paris, 12/01/2012 : séance Construction et recomposition des &#171;&#160;droits numériques&#160;&#187; au travail</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 13:31:30 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Politiques numériques]]></category>
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		<category><![CDATA[Droit et normes TIC]]></category>
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		<description><![CDATA[Ouvert gratuitement aux chercheurs et aux professionnels. Inscriptions avant le 7 janvier 2012. L’élaboration de droits numériques dans les milieux du travail convoque un ensemble d’instances, de processus et de positions parfois contradictoires. Les politiques mises en œuvre au sein des entreprises s’avèrent très hétérogènes et résultent d’un consensus entre les besoins des salariés, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><span style="color: #993300;">Ouvert gratuitement aux chercheurs et aux professionnels. Inscriptions avant le 7 janvier 2012.</span><br />
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<p>L’élaboration de droits numériques dans les milieux du travail convoque un ensemble d’instances, de processus et de positions parfois contradictoires. Les politiques mises en œuvre au sein des entreprises s’avèrent très hétérogènes et résultent d’un consensus entre les besoins des salariés, les transformations stratégiques, les référentiels culturels, les objectifs des directions des systèmes d’informations. De même, les règles juridiques et les normes internationales sur les TIC s’imposent et sont en constante actualisation. Ainsi, les types de gouvernementalité numérique qui se mettent en place, dans le contexte de l’entreprise comme ailleurs, se fondent sur une négociation continue entre des contraintes techniques, des risques, des référentiels d’action organisationnels et managériaux, des pratiques de travail, des revendications et justifications professionnelles, des impératifs sociétaux, des législations etc.</p>
<p>Organisée avec le soutien de La Poste – Direction des activités Internet du Courrier, cette première séance 2012 du GRICO sur ce thème, propose une discussion entre différentes instances prescriptives, normatives et coercitives des droits numériques au travail : les souhaits et problématiques exprimés par les salariés, les contraintes et nouvelles perspectives des directions des systèmes d’information, le cadre juridique des TIC.</p>
<p>Intervenants : Maryse Carmes, Chercheur en Sciences de l&#8217;information et de la Communication, co-fondatrice du GRICO et Université Européenne de Bretagne; Michel Delattre, administrateur du Cigref et DSI du groupe La Poste; Ludovic Lombard, Droit des TIC, Telecom Bretagne.</p>
<p>Détails et inscriptions : <a title="séance : la construction et la recomposition des droits numériques au travail" href="http://www.grico.fr/evenements-seminaires/4janvier2012-les-constructions-et-fabriques-du-droit-des-tic-des-normes-sur-le-numerique/" target="_blank">ici </a></p>
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